Les extraits
de nouvelles ci dessous sont de moi, mais si vous désirez m'envoyer les vôtres,
c'est avec plaisir que je leur ferai une place dans cette rubrique ! Contactez-moi !
Pour les
nouvelles comiques, je vous conseille celle de mon pote Akira, dans la rubrique
comique ! Bonne lecture !
Du bout des lèvres
-3-
Elle vient de s’asseoir sur un banc, à quelques mètres de mon perchoir. Je ne vous l’ai pas précisé, mais je suis assis à califourchon sur une branche d’arbre, qui je l’espère, est bien stable.
Jamais je ne l’ai vue d’aussi près ! Je la regarde, elle ne peut pas me voir d’où elle est. Et c’est tant mieux ! Elle a un visage magnifique, des cheveux longs et brillants. De loin, je ne distinguais pas trop leur couleur mais maintenant qu’elle est si près de moi, je m’aperçois qu’ils sont plutôt châtain clair.
Elle est belle, mais belle ! Ses cheveux semblent jouer avec le vent, et lui donnent un air si mystérieux … Je fonds ! Je ne peux pas l’appeler, ni même faire du bruit, non !
Non, je ne veux pas qu’elle me repère. Elle aurait l’impression que je l’espionne. A tort, bien sûr ! Car je ne l’espionne pas. N’a-t-on plus le droit de regarder une si jolie fille ? Ce serait idiot, stupide, ridicule !
Moi je serais flatté qu’une nana m’observe ainsi. Je trouverais cela mystérieux, justement. Et j’aime le mystère. J’espère que Clarisse aussi. Je suis sûr qu’elle s’appelle Clarisse. Ce prénom lui va si bien ! Son visage respire la fraîcheur, et ses épaules dénudées donnent envie de croquer dedans ! J’aimerais tant avoir le courage de descendre de là, d’aller la voir, lui parler, lui demander ce qu’elle fait, d’où elle vient, où elle va, qui elle est … Lui poser toutes les questions du monde, mais pour avoir toutes les réponses du monde, aussi. Je deviens stupide ! Jamais une fille ne m’a fait cet effet là … Elle me rend dingue, elle m’émerveille. C’est peut-être idiot de dire cela, mais elle ressemble exactement à l’image que je m’étais faite des princesses des contes de fée, lorsque j’étais gamin. Une fée, c’est une fée ! Une fée …
Voilà, je délire à bloc ! Je l’avais bien dis : elle me rend dingue !
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-4-
J’aime bien le vent. Pour moi il représente la vie. La vie qui souffle tantôt du bon côté, tantôt du mauvais … La vie qui suit son cours, avec violence ou sérénité, qui nous fait voyager, nous transporte, nous fait rêver, nous fait braver des dangers, nous fait prendre d’importantes décisions …
Et puis, les vacances, c’est vraiment le seul moment où je peux le savourer avec sérénité, ce vent …
C’est en ce moment que j’aimerais être amoureuse ! Comme je voudrais qu’IL soit là, assis à mes côtés, et que l’on reste comme cela, amoureux, toute la journée, avec ce vent qui nous fouette le visage … Le soir, à la tombée de la nuit, il m’emmènerait sur la colline, et il déposerait un baiser sur mes lèvres, sous les diamants des étoiles … Ce serait magique et inoubliable ! Il faut que je vous dise : ce garçon dont je rêve nuit et jour, il a 16 ans je crois, ou peut-être un peu moins, et il est beau, mais beau ! Je sais beaucoup de choses sur lui. Il a entraînement de handball le mercredi soir, juste après mon cours de danse. C’est au même endroit.
Ho ! Mon portable … Je le sens vibrer. Moi aussi je vibre. Je sais pertinemment qu’ « il » n’a pas mon numéro, mais pourquoi ne pas rêver ? Mes mains tremblent. Je décroche.
_ Salut cocotte !
C’est Dana. Je suis déçue, mais rassurée.
_ Salut ! Tu vas bien ?
_ Très bien, j’ai la pêche !
_ Comme d’habitude …
_ Je ne me suis jamais sentie aussi heureuse ! Mais toi, ça n’a pas l’air d’aller fort dis moi …
_ Je vais très bien, je t’assure. Juste un peu seule en ce moment …
_ Je vais arranger ça ! Je passe chez toi cet après-midi avec une surprise ! Ciao !
Je raccrochai. Dana est la fille la plus géniale que j’ai jamais connue ! C’est ma meilleure amie depuis l'école primaire, et on s’adore, on est inséparables ! Elle habite quelques rues de chez moi, et on est toujours ensemble, même à mille bornes l’une de l’autre ! Je ne peux pas l’expliquer, c’est une amitié magique si vous voulez ! Quant à sa surprise, je me demande ce que cela peut être …
Avec elle, on peut s’attendre au pire ! C’est une fille totalement délurée, elle sait tout faire, et possède toutes les qualités du monde ! Son seul défaut : elle est très impulsive. Quand on ne la connais pas aussi bien que moi, on ne peut pas calculer ses réactions ! Et pour la faire rester chez elle une journée entière sans sortir, c’est Mission Impossible !
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-5-
Ce temps donne envie d’être amoureux. Je ne sais pas si je le suis, mais en tout ça m’en a tout l’air ! Ce n’est pas possible que je me sente aussi bizarre … Comme si j’étais quelqu’un d’autre, comme si on s’étais emparé de moi et qu’on m’ordonnait de faire ceci ou cela … C’est étrange. Je ne connais pas cette fille, mais ça ne saura tarder ! Je compte bien obtenir des renseignements sur elle !
Et ceci par n’importe quel moyen.
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-6-
Il fait du hand, mais ce n’est pas tout. Dana m’a dit qu’elle l’avait vu en compagnie de Jérémie, le gardien de but de l’équipe de football. J’avais rétorqué que ça ne voulait rien dire, je déteste le foot et je ne supporte pas l’idée qu’il puisse en faire ! Mais Dana m’a assuré qu’il était entré dans la stade avec Jérémie, et qu’ils étaient entrés tous les deux dans le vestiaire réservé aux joueurs.
Là, elle m’a mise dans le doute.
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-7-
Ce soir, j’ai manqué le hand. Je ne me sentais pas très bien. Mais ça va un peu mieux à présent. Comme quoi une petite ballade dans le parc, au clair de lune, ça ne fait pas de mal ! Je m’assieds sur le banc, juste à côté des balançoires et autres toboggans.
Je me mets à rêver, les yeux en l’air, je contemple le ciel étoilé. Je ne sais pas combien de temps je reste comme ça, mais lorsque je baisse la tête, elle est là. Si près de moi, si près … Elle n’est pas seule. Elle tient la main d’une petite fille blonde, mais je ne pense pas que ce soit sa sœur. Elles ne se ressemblent pas du tout.
Je ne sais pas si elle sait qui je suis, mais en tout cas elle m’a vu, c’est sûr. Elle est si proche de moi, ma Clarisse … Je me sens tout bizarre, un peu fébrile, fiévreux, des frissons parcourent mon dos, mes mains deviennent moites, j’espère qu’elle ne se rend compte de rien … Je dois paraître si ridicule !!!
Là voilà qui s’approche, elle s’assied sur le banc d’à côté, je n’ose pas la regarder dans les yeux … La petite s’approche, me fixe et me demande avec une petite voix toute mignonne :
« _ Comment tu t’appelle ?
Je ne sais pas si je dois répondre. Clarisse attend ma réponse, je la sens suspendue à mes lèvres, curieuse et impatiente. La petite insiste :
_ Tu n’as plus de langue ?
Elle se tourne vers Clarisse, et l’interroge, inquiète :
_ Pourquoi il répond pas le garçon ?
_ Je n’en ai aucune idée, Laure. Demande-le-lui !
Elle se retourne de mon côté et se plante en face de moi.
_ Pourquoi tu réponds pas ?
Je m’en doutais. Coriace ! Je me sens obligé de répondre.
_ Excuse-moi, je m’appelle Alex.
_ Alex … répéta tout bas Clarisse, mais bien assez fort pour que je l’entende.
Il y eut un long silence, puis la petite, satisfaite, se précipita sur la balançoire.
Clarisse ne cessait d’attarder son regard dans ma direction. Sans doute pense
t-elle que je ne me suis pas aperçu de son petit manège ! Sans doute …
Soudain, elle se lève, d’un seul coup, et se tient droite comme un piquet devant le banc, et appelle :
_ Laure ! Nous rentrons à présent. Dépêche-toi s’il te plaît.
La petite ne se fit pas prier, et m’adressa un sourire sincère avant d’attraper la main de Clarisse. Je les vis disparaître derrière les arbres, et je me sentais tellement idiot de n’avoir rien dit, je savais bien que je venais de laisser passer une occasion ! Elle m’a sans doute prit pour un imbécile, un coincé ou type froid, indifférent … Mais comment pourrais-je rester indifférent à son charme ? Je me promis de chercher à la revoir et cette fois-ci … Alors je lui demanderais au moins son prénom !
Nouvelle
d’avant les vacances. Je n'ai pas encore trouvé de titre ...
Ces vacances resteront à
jamais gravées dans la mémoire d’Alison. Cet été là, elle vécut une fabuleuse histoire
d’amour. C’était un mercredi soir. Elle n’était là que depuis deux jours, et ne
connaissait personne encore. Depuis la veille, elle avait remarqué un garçon
sur la plage, et ce soir là elle profita de la promenade de son chien Pimky
pour l’épier en douce.
Elle s’avança
lentement. Il était là, debout dans les vagues, le pantalon retroussé jusqu’aux
genoux. Elle ne voyait pas son visage. Ses cheveux se teintaient de rose,
d’orangé, couleurs qui se dégageaient du magnifique coucher de soleil. Au bout
de sa laisse, Pimky gémissait. Le jeune labrador commençait certainement à
s’impatienter …
Alison prit le petit chien dans ses bras, lui ôta sa laisse et la fourra dans
sa poche. Il fallait absolument qu’elle lui parle. Elle n’allait tout de même
pas passer ses vacances seule, alors qu’elle avait parié avec sa meilleure amie
Alexia qu’elle sortirait avec plus de mecs qu’elle et en ramenant des preuves !
Alison s’était dit que ce ne serait pas un problème ! Mais cela se révélait
moins facile qu’elle ne l’avait pensé …
L'îlot
abandonné
Le vent fouettait ses longs
cheveux bruns, ramenés en chignon sur le sommet de son crâne. La mer ne cessait
de monter encore et toujours plus, et les chevilles fines de la jeune inconnue
furent bientôt totalement submergées par la marée haute. Il était près de vingt
et une heure, le soleil couchant laissait déjà derrière lui une traînée de
nuages rose. On apercevait au loin les côtes de ce fameux îlot qu'on disait
hanté depuis la mort du propriétaire du majestueux château qui s'y dressait
autrefois. Il n'était maintenant plus qu'un vieux tas de ruines sans vie.
Personne au village ne s'était jamais aventuré là bas. Jusqu'au jour où un
jeune garçon courageux et téméraire se décida à s'y rendre, accompagné de deux
de ses amis. Ils comptaient retrouver le trésor caché de ce pauvre monsieur
Gaston, défunt depuis plus de cent cinquante ans.
Assassin
Minuit. Me voici
seule, assise sur le muret de la place du village. Le clocher sonne le douzième
coup. Cendrillon attend sûrement son prince, avec sa pauvre citrouille.
Cendrillon, ce
soir, c'est moi. Je ne sais pas qui j'attends, mais j'entends déjà ses pas...
Il arrive, il est là, près de moi... Ses yeux me fixent dans l'obscurité...
NON ! C'est
un chat. Un chat insignifiant. Je soupire. De soulagement !
La lumière des
réverbères projetée en direction de l'église me donne des frissons. Je songe au
cimetière, là haut... Quand j'y suis allée, hier soir, plusieurs des tombes étaient
endommagées. Quand je dis endommagées... Le couvercle des cercueils était
carrément cassé, fendu en deux ! La foudre ? Peut-être... N'empêche que ça m'a
fait froid dans le dos. Alors j'évite d'y penser.
Mais là, toute
seule sur la place, avec ces lueurs pâles et étranges, ces ombres, ces
craquements soudains, mon sang se glace... Le murmure du vent se transforme en
hurlement de mort-vivant...
Pourquoi ne pas
rentrer ? Je ne sais pas... IL est là. Dans la maison. Dans ma chambre.. Dans
mon lit peut-être même. Ou dessous. Mais IL est là, je le sais. Je le sens,
c'est tout. Question d'instinct. La peur que j'éprouve (car j'ai peur !)
n'est pas une peur banale. Pas de ces peurs-là qui ne durent qu'un instant, non
! Quand je sens sa présence, c'est comme si l'on m'arrachait la langue, pour
m'empêcher de crier à l'aide, comme si... Et puis, ça n'a pas d'importance.
Il pleut.
Quelques gouttes seulement. Le temps s'est subitement rafraîchit. Je sens le
froid m'envahire. Je rentre. peut-être sera-t-il parti... Et s'il est encore
là... Ce sera encore une nuit d'insomnie pour moi !
La pluie forme
des perles luisantes sur le trottoir, à la lumière des réverbères. Tout est
silencieux ce soir. D'un calme de mort...
Vous pensez
sûrement que je suis très centrée sur cette idée. Sans doute.
Coralie, ma jeune
sœur, est morte l'an dernier. D'une mort atroce... Elle n'avait rien fait de
mal, elle ne méritait pas une chose pareille ! La foire, c'est génial ! Sauf
quand les manèges n'en font qu'à leur tête... Cette fois ci, c'est Coralie qui
n'en a fait qu'à SA tête... Je ne voulais pas monter avec elle dans le train
fantôme. J'aurai dû...
Ca n'aurait rien
changé vous dîtes ? Ho que si ! Ca aurait changé le cours de la vie de bien des
personnes, je vous assure !
Coralie est monté
dans le premier wagon, et m'a fait un petit signe de la main avant de
s'engouffrer dans le souterrain. Tout à coup, un cri d'horreur a retenti.
Sacrée Coco ! Ce n'était qu'un train fantôme après tout ! Le wagon est ressorti
du tunnel, Coralie était allongée sur le siège. La pauvre, à 11 ans, elle avait
prit ça trop au sérieux ! Je la secouai par l'épaule... Je me souviens
parfaitement de ce moment Quand j'y repense, j'ai comme une boule qui me brûle
la gorge, comme un insecte qui me ronge les cordes vocales...
Alors que je
m'apprêtais à la serrer dans mes bras pour la rassurer, je ne pu retenir un
hurlement d'épouvante ! Sa tête... Elle n'avait plus de tête ! Son cou
ensanglanté me donna une furieuse envie de vomir... Incapable de résister au
choc, je me retirai avec frayeur.
Quelle horreur...
C'est impossible à décrire, mais je me rappelle parfaitement de cette sensation
de néant, de tourbillon noir qui m'entraînait vers l'infini...
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